Il n'y a pas de produits ici pour le moment.
Vous pouvez utiliser la barre de recherche ou le menu pour en trouver d'autres, ou bien nous envoyer un message.
Retour à l'accueil Nous écrireJusqu'à 14h 📦 Envoi le jour même
✔️ Livraison le lendemain à domicile ou point relais
Vous souhaitez réaliser vous même la composition ? Contactez nous !
Le millésime 1961 est l'une des grandes références du vin français, et d'abord celle des grands rouges. Une floraison contrariée par le froid de fin mai — gel puis coulure, l'échec de la nouaison — a réduit la récolte à une fraction de la normale. Les quelques grappes rescapées, à la peau épaisse, ont mûri gorgées de matière sous un été chaud et un beau mois de septembre. Il en est né des rouges d'une concentration rare, longs à s'ouvrir mais bâtis pour des décennies et aujourd'hui au sommet. La rive gauche de Bordeaux et le plateau de Pomerol dominent l'année : Château Latour en signe l'un des flacons de référence, quand Petrus porte Pomerol à son plus haut. Les liquoreux de la Garonne, plus accessibles, complètent l'année d'une note prête à boire. Pour situer 1961 parmi les grandes années, consultez notre Guide des Millésimes.
Lire la suiteVous pouvez utiliser la barre de recherche ou le menu pour en trouver d'autres, ou bien nous envoyer un message.
Retour à l'accueil Nous écrireInscrivez-vous et soyez le premier au courant des nouveautés.
Quelques GRANDS VINS de 1961...
Le millésime 1961 appartient au très petit cercle des années qui redessinent une hiérarchie. Le froid de fin mai a provoqué gel et coulure au moment de la nouaison, réduisant la récolte à une fraction de la normale ; les raisins rescapés, concentrés et parfaitement mûrs, ont donné des rouges d'une densité rare. La gloire de l'année est d'abord rouge et ne se limite pas à Bordeaux : la vallée du Rhône septentrionale signe l'un de ses plus grands millésimes et la Champagne une belle année. Les liquoreux, plus en retrait, offrent en contrepartie une entrée accessible et déjà prête à boire. Voici, région par région, comment se répartit la qualité pour acheter en connaissance de cause.
À Bordeaux, 1961 est une année de référence pour les rouges. La chute des rendements, tombés à une poignée d'hectolitres par hectare sur les plus grands crus, a donné des baies peu nombreuses et épaisses, qui ont concentré couleur, structure et tanin. Les vins nés cette année-là sont riches et profondément charpentés, austères dans leur jeunesse puis d'une longévité peu commune. La réussite n'est toutefois pas uniforme : c'est la rive gauche — Médoc et Graves — et le plateau de Pomerol qui portent l'année au plus haut, tandis que Saint-Émilion s'est montré plus inégal. Les meilleurs flacons servent aujourd'hui de repère pour comprendre un grand Bordeaux à maturité.
En Médoc, Château Lafite Rothschild signe un vin d'une grande race, tandis que Château Palmer, à Margaux, produit ce que beaucoup tiennent pour le plus accompli de son histoire, et Château Margaux une bouteille d'une rare persistance. Dans les Graves, Château La Mission Haut-Brion compte parmi les plus beaux flacons du siècle pour le cru. Sur le plateau de Pomerol, la concentration de l'année porte Petrus, Lafleur, Trotanoy et Château Latour à Pomerol à un niveau d'exception. Ces bouteilles s'adressent aux collectionneurs, aussi attentifs à l'état de chaque flacon qu'à la réputation du cru.
Potentiel de garde : les meilleurs rouges sont à leur apogée et s'y tiennent ; vins de collection, à n'acheter qu'avec un niveau et une provenance vérifiés, et à carafer avant le service.
Pour les liquoreux, 1961 se situe un cran en dessous de son niveau en rouge : l'année n'a pas offert au Sauternais les conditions de ses plus grands millésimes. Le botrytis — cette « pourriture noble » qui déshydrate le raisin, concentre la liqueur et affine les arômes — s'est installé de façon plus inégale. Il en résulte des liquoreux équilibrés et fondus plutôt que d'une puissance démesurée, aujourd'hui pleinement à point. C'est précisément ce qui en fait une belle porte d'entrée dans le millésime : des vins dorés, sur le miel, l'abricot et les agrumes confits, d'un abord bien plus facile que les grands rouges de l'année.
Le cœur de cette offre se partage entre Sauternes et la rive droite de la Garonne. À Sauternes, Château La Tour Blanche, premier cru classé, illustre le style botrytisé de garde. Face au vignoble, sur les coteaux qui bordent le fleuve, les appellations de Loupiac et de Sainte-Croix-du-Mont donnent des liquoreux plus aériens, portés par le sémillon et par les brumes d'automne nées de la rencontre du Ciron et de la Garonne. Voisins directs de Barsac, ils offrent une manière fiable et abordable de goûter un liquoreux ancien. Château d'Yquem, sommet de l'appellation, demeure la référence vers laquelle se tourner pour mesurer ce que le Sauternais peut atteindre.
Potentiel de garde : liquoreux déjà épanouis et prêts à boire ; une entrée sûre dans les vins anciens, à servir bien frais, sans attendre.
En Bourgogne aussi, 1961 fut une petite récolte de belle qualité. Une floraison contrariée a réduit les rendements, mais une arrière-saison chaude a permis aux pinots noirs d'atteindre une maturité pleine et régulière. Les rouges de la Côte de Nuits sont concentrés, généreux et construits pour la garde, sur des arômes de fruits noirs, de sous-bois et d'épices. Les blancs, plus inégaux, demandent une sélection stricte. L'année a laissé quelques grands pinots noirs, un peu dans l'ombre du solaire 1959 mais d'une réelle profondeur.
Le Domaine de la Romanée-Conti reste la signature vers laquelle se tourner pour un très grand pinot noir de 1961, ses grands crus de Vosne-Romanée figurant parmi les vins les plus recherchés de l'année. À ce niveau, un flacon de ce millésime mérite toute l'attention des collectionneurs, à condition d'en vérifier scrupuleusement la provenance et le niveau.
Potentiel de garde : les meilleurs grands crus rouges restent vivants et à boire ; flacons de collection pour lesquels la provenance prime sur tout le reste.
La vallée du Rhône signe en 1961 l'un de ses très grands millésimes. Comme à Bordeaux, une forte coulure a réduit la récolte à des rendements minuscules. La syrah du nord, sur ses terroirs de granite, en a tiré des vins d'une densité et d'une allonge remarquables, aux arômes de fruits noirs, d'olive et d'épices. Ce sont des rouges de très longue garde, dont les meilleurs continuent d'impressionner par leur équilibre plus de soixante ans après la récolte.
L'Hermitage La Chapelle 1961 de Paul Jaboulet Aîné est régulièrement cité parmi les plus grands vins rouges jamais produits, sommet absolu de l'année dans le Rhône. À ses côtés, l'Hermitage du Domaine Jean-Louis Chave et les cuvées septentrionales de Guigal comptent parmi les signatures dont un flacon de 1961 mérite encore toute l'attention. Ces vins conjuguent puissance et fraîcheur avec une rare constance.
Potentiel de garde : grande garde encore devant eux sur les meilleurs flacons ; à réserver aux amateurs de syrah de longue évolution, après un carafage généreux.
La Champagne a connu en 1961 une belle saison, avec une floraison régulière et des raisins sains vendangés dans d'excellentes conditions. Les cuvées millésimées de l'année sont mûres et équilibrées, aujourd'hui pleinement évoluées, sur des arômes de fruits secs, de café, de pain grillé et de pêche. C'est un millésime désormais réservé aux amateurs de champagnes anciens, dont la vinosité et la longueur surprennent encore.
Parmi les cuvées les plus recherchées de l'année, Dom Pérignon 1961 est resté un repère pour bien des dégustateurs, aux côtés des grandes maisons de la Montagne de Reims. La cuvée millésimée de Charles Heidsieck prolonge cette veine, sur un profil évolué et vineux. Ces flacons sont avant tout des pièces de collection, à choisir à l'historique irréprochable.
Potentiel de garde : champagnes de collection, pleinement évolués ; à ouvrir sur une bouteille parfaitement conservée, sans la coucher trop longtemps après l'achat.
Choisir un vin 1961, c'est toucher à l'une des plus grandes années du vin français : un grand rouge de Bordeaux ou du Rhône sélectionné pour l'amateur de vins de garde, un champagne mûr pour les collectionneurs, ou un liquoreux de la Garonne, plus abordable et prêt à boire, pour une première approche des vins anciens. Chaque bouteille de notre sélection est expertisée et contrôlée — niveau, étiquette, authenticité et provenance — puis conservée dans des conditions de température et d'hygrométrie maîtrisées. Pour comparer les années et affiner votre choix, consultez le Guide des Millésimes SoDivin.