Vin 1946

Vin 1946

Créer une alerte

Le millésime 1946 est un vin rare, né dans l’immédiat après-guerre, entre les deux légendes que sont 1945 et 1947. Un début d’année froid et humide a favorisé coulure et maladies, mais un été chaud et sec a sauvé la récolte, donnant des vins fins, droits, aujourd’hui tout en élégance tertiaire. La rive droite de Bordeaux et les meilleurs terroirs signent les plus belles réussites, Château Mouton Rothschild 1946 et Château Cheval Blanc 1946 en sont les témoins les plus recherchés.
En 2026, le vin 1946 fête ses 80 ans : c’est le vin anniversaire 80 ans idéal, aussi rare qu’émouvant à offrir.

  Lire la suite
Lire plus
Créer une alerte

Produits (1)

Filtrer

Recevez nos derniers arrivages de Vin 1946 dans vos emails !

Inscrivez-vous et soyez le premier au courant des nouveautés.

La F.A.Q

Le millésime 1946 est-il considéré comme une grande année viticole ?

Le millésime 1946 n’est pas une grande année homogène, mais il offre de très beaux vins issus de terroirs d’exception.

Peut-on encore boire un vin de 1946 aujourd’hui ?

Oui, certains vins de 1946 sont encore parfaitement dégustables lorsqu’ils ont été conservés dans de bonnes conditions.

Pourquoi les vins de 1946 sont-ils rares ?

La faible production de l’époque et les pertes liées au temps expliquent la grande rareté des vins de 1946.

Millésime 1946 : l’expression d’un vignoble français en reconstruction

Le millésime 1946 occupe une place singulière dans l’histoire du vignoble français. Il s’inscrit dans l’immédiat après-guerre, à une époque où les domaines viticoles sortent lentement des pénuries, des contraintes humaines et matérielles, tout en retrouvant une certaine stabilité agricole. Les conditions climatiques de l’année 1946 furent globalement contrastées selon les régions, avec un printemps relativement frais suivi d’un été plus favorable, permettant une maturation progressive des raisins. Les rendements restaient modérés, parfois faibles, mais la qualité du fruit s’est révélée satisfaisante dans plusieurs terroirs majeurs.

L’impact sur la maturité fut très dépendant des sols et de l’exposition. Les vignobles les mieux situés ont donné naissance à des vins équilibrés, portés par une acidité structurante et des degrés alcooliques modérés. Le style général des vins de 1946 privilégie la finesse, la droiture et la sincérité d’expression, loin des profils opulents des grandes années solaires. Sur le plan historique, ce millésime est aujourd’hui reconnu davantage pour sa valeur patrimoniale et émotionnelle que pour une réputation universelle. Lorsqu’ils ont été conservés dans de bonnes conditions, certains vins de 1946 offrent encore une tenue remarquable, avec un potentiel de garde désormais accompli et une lecture précieuse du temps long.

Bordeaux 1946 – L’expression classique d’un vignoble en reconstruction

À Bordeaux, après un hiver rigoureux et un printemps tardif qui a retardé le cycle, l’été chaud a permis une maturation progressive — mais la première quinzaine de septembre, pluvieuse, et des vendanges démarrées le 7 septembre ont donné des raisins parfois verts. La qualité générale est jugée moyenne à faible, avec des vins souvent légers en concentration. Le style des rouges de 1946 se caractérise par une ossature fine, des tanins aujourd’hui totalement fondus et une aromatique tertiaire — cuir, tabac, sous-bois. C’est la rive droite, à Saint-Émilion et Pomerol, qui signe les plus belles réussites grâce à une sélection rigoureuse et à un merlot mieux adapté à l’année que le cabernet.

En stock dans notre cave, Château Mouton Rothschild 1946 reste le témoin le plus emblématique du millésime à Bordeaux. Sur la rive droite, Château Cheval Blanc et Petrus 1946 comptent parmi les bouteilles les plus recherchées, tandis que Château Latour incarne, avec Margaux et Léoville Las Cases, la constance du Médoc dans une année délicate.

Bourgogne 1946 – La précision des terroirs face aux aléas climatiques

En Bourgogne, l’année 1946 a bénéficié d’un été plus favorable qu’en 1945, permettant une maturation plus homogène du pinot noir et du chardonnay. Les sols calcaires ont joué un rôle de régulation hydrique, offrant des raisins sains malgré des rendements modestes. Les vins se distinguent par une structure délicate, une acidité vive et une aromatique aujourd’hui dominée par les fruits secs, l’humus et les épices douces. Chablis, plus précis et expressif que la moyenne, compte parmi les secteurs les mieux réussis du millésime.

Le Domaine de la Romanée-Conti et le domaine Armand Rousseau 1946 comptent, avec Leroy et le Comte Georges de Vogüé, parmi les très rares signatures dont un flacon de cette année mérite l’attention des collectionneurs — témoins de la capacité des grands terroirs bourguignons à traverser les décennies avec grâce, même dans les années non exceptionnelles.

Vallée du Rhône 1946 – Une maturité équilibrée et des profils élégants

Dans la vallée du Rhône, 1946 fut plus favorable au nord qu’au sud. Les étés modérément chauds ont permis une maturité correcte de la syrah sur les terroirs granitiques septentrionaux, tandis que le grenache a parfois manqué de concentration dans les secteurs méridionaux. Les vins se distinguent par leur finesse aromatique, leurs tanins assouplis et une fraîcheur encore perceptible ; le potentiel de garde s’est pleinement exprimé sur les crus du nord.

L’Hermitage du Domaine Jean-Louis Chave 1946, issu des coteaux granitiques de Tain, incarne la réussite du Rhône nord sur ce millésime, aux côtés des Côte-Rôtie de Guigal et Jamet et des Châteauneuf-du-Pape de Rayas. Ces bouteilles, très rares aujourd’hui, séduisent par leur équilibre et leur lisibilité plus que par leur puissance.

Champagne 1946 – Rareté et témoignage historique

En Champagne, 1946 fut marqué par des conditions complexes et des maturités hétérogènes ; les rendements sont restés faibles et rares sont les maisons à avoir déclaré l’année. Les champagnes millésimés 1946 qui subsistent sont aujourd’hui extrêmement rares : leur style très évolué — fruits secs, miel, pain grillé, texture vineuse — relève de la collection pure. Krug 1946, avec Bollinger, Pol Roger et Louis Roederer, compte parmi les rares flacons de cette époque encore recherchés en salle des ventes, appréciés pour leur dimension historique et émotionnelle plus que pour la dégustation.

Lire plus