Millésimes Millésime 1977 : une année singulière dans le monde du vin par SoDivin 18 septembre 2026 18 septembre 2026 186 vues 186 Le millésime 1977 occupe une place particulière dans l’histoire récente du vin. En France, l’année fut généralement marquée par un cycle végétatif difficile, avec des épisodes de gel au printemps dans certaines régions, un été souvent frais et humide et une maturation lente. Le retour d’un temps plus favorable en septembre permit de sauver une partie de la récolte, mais trop tardivement pour effacer complètement les difficultés de la saison. Près d’un demi-siècle après les vendanges, rechercher un vin 1977 demande donc de dépasser la seule réputation du millésime. L’origine de la bouteille, ses conditions de conservation et le type de vin sont désormais déterminants. Bordeaux 1977 : un millésime difficile sauvé en partie par septembre Le Bordeaux 1977 connut des conditions compliquées dès le printemps. De fortes gelées frappèrent le vignoble à la fin du mois de mars. Certaines propriétés perdirent une partie importante de leur récolte. Le Merlot souffrit particulièrement dans plusieurs secteurs. Le printemps resta frais. La floraison arriva tardivement. Juillet et août apportèrent ensuite beaucoup de pluie. La vigne avança donc lentement et la maturité resta irrégulière. Septembre changea la tendance. Le temps devint plus sec, plus chaud et plus lumineux. Les raisins gagnèrent alors en maturité. Dans le Médoc, les vendanges commencèrent souvent au début du mois d’octobre. Cette amélioration tardive ne permit pas de produire des vins très concentrés. Les vins rouges de Bordeaux 1977 présentent généralement une structure légère et une acidité marquée. Certains châteaux obtinrent néanmoins des résultats plus équilibrés grâce à de faibles rendements et à une sélection rigoureuse. Le Château Latour 1977 montre par exemple un profil souple et relativement tendre. Le Château Margaux 1977 bénéficie lui aussi de rendements faibles, ce qui lui apporte davantage de concentration que beaucoup d’autres vins du millésime. D’autres références comme La Mission Haut-Brion 1977, Pichon Longueville Comtesse de Lalande 1977 ou Léoville Las Cases 1977 peuvent encore intéresser les amateurs de vieux Bordeaux. Leur intérêt tient surtout à leur évolution et à leur rareté. Ils n’offrent pas la profondeur des grandes années bordelaises de la décennie. Sur la rive droite, le bilan reste également délicat. Le Merlot avait souffert du gel. Les rendements furent faibles et les vins manquèrent souvent de chair. Les Pomerol 1977 et Saint-Émilion 1977 demandent donc une sélection attentive. CHÂTEAU RAUZAN SEGLA 1977 Les vins de Bourgogne 1977 : un millésime irrégulier Le Bourgogne 1977 est probablement l’une des régions pour lesquelles l’appréciation du millésime demande le plus de nuance. Les pluies furent fréquentes en juillet, le début du mois d’août fut plus favorable avant le retour d’orages en fin de mois, puis septembre apporta enfin du soleil. Les vendanges furent tardives : dans la Côte de Nuits, leur début est documenté autour du 1er octobre. Les appréciations historiques sont cependant moins homogènes qu’à Bordeaux. Certaines évaluations considèrent 1977 comme une année médiocre pour les rouges, alors que d’autres soulignent les progrès de maturité obtenus en septembre et évoquent des vins relativement harmonieux dans les propriétés ayant récolté au bon moment. Cette divergence traduit surtout la forte hétérogénéité des résultats. Les Bourgogne rouges 1977 issus de Pinot Noir sont généralement moins concentrés que ceux des grandes années. Après plusieurs décennies, les bouteilles encore équilibrées peuvent développer un registre tertiaire dominé par les fruits séchés, le sous-bois, les épices, le cuir et les nuances terreuses. Des appellations telles que Chambolle-Musigny, Gevrey-Chambertin, Nuits-Saint-Georges, ou Pommard permettent encore de rencontrer des bouteilles de cette année, mais l’état de conservation est désormais déterminant. Les blancs constituent une autre lecture du millésime. L’acidité naturellement élevée d’une saison fraîche a parfois donné davantage de résistance à certaines bouteilles de Meursault, Puligny-Montrachet ou Chassagne-Montrachet. Là encore, il serait excessif de considérer 1977 comme une grande année de Bourgogne blanc, mais certains vins issus de bons terroirs et conservés dans des conditions rigoureuses peuvent encore présenter un intérêt réel. Même des domaines historiques comme le Domaine de la Romanée-Conti ont produit leurs grands crus en 1977. Leur rareté et leur valeur de collection ne doivent toutefois pas être confondues avec la qualité intrinsèque du millésime : les appréciations rétrospectives restent nettement inférieures à celles obtenues par les grandes années bourguignonnes voisines. Vallée du Rhône 1977 : peu de concentration dans les rouges Dans la Vallée du Rhône, 1977 fut également difficile. L’été resta frais. La maturation progressa lentement. Septembre apporta un temps plus chaud et plus sec, mais cette amélioration resta fragile. Dans le Rhône septentrional, la Syrah manqua parfois de maturité. Les Côte-Rôtie 1977 et les Hermitage 1977 présentent donc des résultats très variables. Les rouges restent souvent peu colorés et peu concentrés. Quelques bouteilles de grands producteurs ont néanmoins traversé les décennies. Hermitage La Chapelle 1977 de Paul Jaboulet Aîné, les Hermitage de Jean-Louis Chave ou de Chapoutier figurent parmi les références encore recherchées. Dans le Rhône méridional, les Châteauneuf-du-Pape 1977 montrent souvent un profil plus léger que ceux des grandes années. On rencontre encore des bouteilles d’Henri Bonneau ou de la Vieille Julienne. Là encore, la conservation joue un rôle déterminant. Champagne 1977 : une vendange particulièrement tardive Le millésime 1977 en Champagne connut un climat frais et humide. Les raisins mûrirent lentement. Les vendanges commencèrent particulièrement tard, au début du mois d’octobre. Cette maturité limitée poussa de nombreuses maisons à ne pas déclarer de champagne millésimé. Les vins de base conservaient une forte acidité, mais manquaient souvent de richesse. Quelques maisons produisirent toutefois des cuvées de 1977. La Cuvée des Enchanteleurs 1977 de la Maison Henriot en fait partie. Elle montre qu’une sélection rigoureuse pouvait donner un résultat intéressant malgré les difficultés de l’année. Un Champagne 1977 constitue aujourd’hui une bouteille rare. Son intérêt dépend beaucoup de la qualité du bouchon, de la pression restante et de la conservation. Voir tous les vins de 1977 en stock Comment déguster un vin de 1977 aujourd’hui ? Un vin de 1977 approche aujourd’hui du demi-siècle. Son état dépend surtout de son parcours depuis la mise en bouteille. Il faut d’abord observer le niveau du vin. Une légère baisse reste normale sur une bouteille ancienne. Un niveau très bas peut en revanche indiquer une évaporation importante. L’état de la capsule apporte aussi des informations utiles. Il faut vérifier l’absence de coulure. La couleur du vin et l’état du bouchon peuvent également aider à évaluer la bouteille. Avant l’ouverture, il vaut mieux laisser le vin reposer debout. Le dépôt peut ainsi descendre au fond de la bouteille. L’ouverture demande ensuite beaucoup de précaution. Les bouchons anciens deviennent souvent fragiles. Une longue décantation peut également fatiguer un vieux vin rouge. Il vaut mieux suivre son évolution directement dans le verre. Un Bordeaux ou un Bourgogne 1977 encore vivant ne montrera plus beaucoup de fruit frais. Il pourra plutôt développer des notes de cuir, de tabac, de sous-bois, de feuilles sèches, d’épices ou de fruits séchés. Les vins liquoreux, les vins doux naturels et les Portos résistent souvent mieux au temps. Ils peuvent offrir des arômes de fruits confits, de caramel, de café, de cacao, de noix et d’épices. La sélection SoDivin CHÂTEAU MONTROSE 1977 Découvrez le vin CHÂTEAU DE POMMARD 1977 Découvrez le vin CLOS DU MARQUIS 1977 Découvrez le vin 0 commentaires 0 FacebookTwitterPinterestEmail Vous aimerez aussi... 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